MARIE dit tristement :
— C’est fait.
Ses cheveux noirs mouillés collaient sur sa figure, en mèches. Elle secoua sa jolie tête, se leva, enleva son manteau.
Un butor qui buvait dans la salle se dirigea vers elle. Il titubait, battant l’air de ses bras. Il brailla :
— À nous les femmes à poil !
La patronne le chargea :
— J’te prends par le tarin...
Elle le prit par le nez qu’elle tordit.
Il brailla :
— Non, par là, dit Marie, c’est meilleur.
Elle aborda l’ivrogne et le déboutonna : elle sortit de la culotte une queue qui bandait mal.
La queue souleva un grand rire.
D’un trait, Marie, hardie comme une bête, avala un second verre.
La patronne, doucement, les yeux comme des phares, lui toucha le derrière à la fente :
— On en mangerait, dit-elle.
Marie emplit son verre encore une fois. L’alcool descendit en gloussant.
Elle lampait comme on meurt. Le verre lui tomba des mains. Son derrière était fade et bien fendu. Sa douceur éclairait la salle.
MARIE SORT LA QUEUE
D’UN IVROGNE